L’aggression de Marie Daguerre met en lumière une opposition qui se bute et fait mal son travail

Que se passe-t-il lorsqu’un acte d’une violence intolérable qui va à l’encontre de tout ce que la capitale Française représente se produit dans ses rues, et qu’une femme du gouvernement tente de résoudre le problème ? La classe politique toute entière se rattache-t-elle à sa cause ? Non, car l’opposition débat.

La vidéo de la violente agression de Marie Daguerre – une femme dont le courage et la fierté devraient inspirer la classe politique à agir – a déjà fait le tour du monde. Pendant ce temps là, le projet de loi Schiappa proposé dans l’hémicycle mi-Mai, et qui fut déjà la cible de nombreuses critiques émanant des groupes d’opposition, agite encore une fois les discussions.

Les critiques considèrent la section du projet de loi portant sur le harcèlement dans l’espace public “difficile à appliquer,” et s’en donnent à coeur joie d’attaquer la Secrétaire d’État pour l’égalité femmes-hommes à travers les médias et les réseaux sociaux. L’opposition critique mais n’apporte aucune autre alternative – une critique donc qui paraît spontanée, voire automatisée, et qui laisse à penser que l’objectif des partis d’opposition n’est plus d’apporter de nouveaux éléments de discussion, mais de bloquer à tout va.

Certains hommes politiques, comme Julien Aubert, tentent également de prêter au projet de loi Schiappa des intentions qu’il n’a visiblement pas.

Il ne semble pas être question pourtant d’éduquer qui que ce soit à travers ce projet de loi, mais d’apporter les moyens de punir les auteurs d’harcèlement avec fermeté, et surtout immédiatement – et peut-être éventuellement de sensibiliser.

La réalité législative est qu’il faut commencer quelque part, et les efforts de Marlène Schiappa semblent aller dans la bonne direction – comme l’a souligné Marie Daguerre elle-même à la radio ce matin. Aucun projet de loi n’est parfait, car si c’était le cas, aucun amendement ni annulation de loi n’aurait jamais été effectué. Il faut donc croire et s’investir dans le projet de loi de la Secrétaire d’État pour commencer aussitôt que possible à le confronter à la réalité, et ensuite éventuellement amender la loi pour l’améliorer.

Mais ce qui au final est encore plus inquiétant dans le comportement de l’opposition est l’entêtement dont ses membres font preuve. Les hommes et les femmes des divers groupes opposés à la majorité semblent à présent désapprouver sans réfléchir, emmenés par un vent d’indignation qui ne baisse jamais d’intensité. Comme aux États-Unis où l’on pourrait imaginer qu’une énième fusillade motiverait enfin le parti Républicain à agir contre les armes à feu et à faire cause commune avec le parti Démocrate, les Français pourraient imaginer que toute la classe politique s’unirait pour résoudre ce problème qui aujourd’hui se termine avec une claque, mais qui pourrait demain se terminer tragiquement. Mais non, l’opposition ne fait qu’une chose: elle ne discute pas, elle ne propose pas, elle ne compromet pas, elle oppose !

 

GHF

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